Aimer est plus fort que d’être aimer

J’ai passé 40 ans à chercher la personne qui voudrait bien m’aimer pour celui que je suis vraiment. Je suis passé par des phases de désillusion, de rancunes, de colères, de pardon, d’attente….. Et les aventures amoureuses s’enchainaient en se ressemblant toujours un peu.

Une rencontre, la découverte, l’amour (tout du moins ce que je pensais être l’amour) puis la désillusion, la colère, la tristesse, le fond du gouffre, le repos…. Et ce cycle infernal de la recherche amoureuse reprenait son rythme sans que je puisse m’en rendre compte.

Et puis un jour, je me suis posé la question : Comment puis-je être aimer ? En me posant cette question, je ne pouvais y trouver de réponse naturelle. Tout n’était qu’arrangement . Je listais les qualité que la personne idéale aurait. Je construisais le portrait d’un humanoïde idéal en posant des priorités sur des qualités humaines et en les classant des qualités essentielles aux qualités optionnelles…. Bref rien de bien humain dans tout cela.

Ce portrait robot ne pouvait exister. Cet autre ne pouvait se manifester à moi car, au plus j’imposais de qualités à cet autre et au plus cet autre semblait irréel.

Alors j’allais de personne en personne en reprenant ma liste de qualité. Au bout de deux heures de discussions, je me rendais compte que cette personne n’était pas identique en tout point au listing amoureux dont je semblais être le prisonnier.

Las de mes rencontres, j’ai fini par envoyer ma liste à la poubelle en me disant que seul mon cœur pouvait ressentir l’autre. Sans filtre et sans barrières, j’étais enfin seul face à l’évidence. Cet autre tant recherché ne serait jamais parfait. Il n’existait tout simplement pas.

Hâtif de me lancer dans cette nouvelle expérience humaine, je rencontrais quelqu’un. Nous avons beaucoup discuté au départ. Nous avons tenté de poser des règles à notre relation. Nous nous sommes rapprochés pour essayer de vivre une belle histoire ensemble.

Pour la première fois de ma vie, j’avançais doucement en prenant le temps de découvrir l’autre. La relation se construisait enfin sur de bonnes bases.

Je me suis vite rendu compte que cet autre avait, lui aussi, un jardin secret. J’ai pu comprendre que, tout comme moi, il ne m’avait pas tout dit sur sa vie et ses aspirations. Mais l’amour n’est il pas fait ainsi lui aussi ? N’évolue t’il pas au fur et à mesure de sa croissance ? Ne passe t’il pas par une phase d’enfance, douce et utopique ? Puis par une période d’adolescence, rebelle et effrontée ? Et enfin vient l’age de la maturité avec le calme et le semblant de stabilité qui la caractérise ?….

Je pense que l’amour évolue ainsi. Et que même arrivé en phase de maturité, des soucis peuvent toujours survenir dans cette relation à l’autre. Des secrets peuvent surgir de toutes parts. Des remises en questions peuvent toujours apparaitre….

La vérité et que nous cherchons sans cesse l’amour de l’autre, son respect, sa confiance. En bref nous cherchons à être aimer au détriment de notre propre amour et de l’amour que nous pouvons donner.

Le miroir que représente l’autre est semblable à notre propre reflet. Ses doutes sont nos doutes, ses aspirations sont nos aspirations et ses envies sont nos envies. Quand je parle de doutes ou d’aspirations je parle bien sur des valeurs profondes et non pas des superficielles. Je ne parle pas d’une envie d’achat d’un énième gadget afin d’assouvir une pulsion quelconque, mais bel et bien de ce besoin de partage, d’échange, de tendresse.

Alors oui nous avons toujours le choix de mettre fin a nos histoires d’amour si ces dernières ne sont pas conformes à tel ou tel critère. Mais avant de se décider à passer à autre chose, essayons de se mettre l’espace d’un instant à la place de l’autre. Tentons de mettre et d’avancer avec toujours L’AMOUR au centre de cette relation. Avec autant d’amour pour moi que je cherche l’amour dans l’autre.

Alors bien sur c’est facile à dire et plus difficile à appliquer. Bien sur certain de vos amis ou connaissance tenterons toujours de se mettre à votre place en vous conseillant telle ou telle décision mais seul vous êtes le maitre à bord. Seul vous pouvez prendre une décision. Seul vous connaissez parfaitement votre degré d’investissement personnel dans cette relation.

Aimer est certainement pas aussi facile que d’être aimer mais ça en vaut 1000 fois la peine. Aimer c est se dépasser tous les jours. C’est être conscient de sa propre attitude. C’est abandonner ses vieux schémas de fonctionnement. C’est dire, comprendre, écouter, enseigner, apprendre mais avant tout AIMER c’est VIVRE.

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Écoute ton cœur il connaît toute chose

Voila quelques mois, voire presque une année entière que je n’avais rien publié sur Amrita. Et puis ce soir, je vois qu’une nouvelle personne venait de s’inscrire pour recevoir les nouveaux articles. Je me suis dit qu’il était peut- être temps (tout du moins pour ce soir) de publier un nouvel article.

Mais alors quoi de neuf depuis tout ce temps ??? Je dirais que je suis passé de la théorie à la pratique. En effet, j’ai beaucoup lu, j’ai rempli ma tête de tout un tas d’études, d’écrits, de vidéos… Je me suis aperçu que malgré tout cela, les choses ne changeaient pas à mes yeux. En effet, je restais certain de la théorie que je pouvais relire sans cesse mais je n’appliquais que peu de choses dans la pratique et dans la vie. Alors, je me suis octroyé ce temps nécessaire pour passer de la théorie à la pratique. La voix du guerrier de lumière se présentait enfin devant moi et je devais, ou pas, choisir de partir sur ce voyage d’une façon un peu moins scolaire et donc appliquer ce que j’avais compris pendant toutes ces années.

Je ne ferais pas ici le tour de mes expériences personnelles car elles ne seraient qu’un exemple parmi tant d’autres et je ne suis pas la, en train de vous écrire, pour vous raconter ma vie.

Je me suis confronté au vivant et à la magie que ce dernier pouvait m’apporter au travers d’expériences plus ou moins heureuses. J’ai avancé en gardant en mémoire les grandes lignes de ce que j’avais pu comprendre pendant mes années d’enseignement.

Chaque jour est différent, chaque expérience est nouvelle, chaque instant se présente à moi neuf et parfaitement conforme à ce qu’il doit être…. Et il en va de ma propre volonté et de mon propre libre arbitre de choisir quelle attitude adopter face à ce dernier.

J’avoue qu’au cours de cette année, je me suis posé la question suivante : Dois-je supprimer ce blog ou bien dois-je le laisser tel qu’il est actuellement ? Et je ne pouvais me résigner à le supprimer. Je me disais que ce blog m’ayant aidé, il devait en être de même pour d’autres personnes. Certain ne vienne certainement plus beaucoup ici et d’autres continue à passer de temps en temps pour relire tel ou tel article. Ce blog existe et si il ne fait pas de bien à celui qui le lit il ne peut pas lui faire de mal.

Je ne suis pas la pour faire des audiences défiant les plus gros sites internet, je ne suis pas la pour tenter de devenir célèbre ou bien dans le seul but de me faire connaitre. Je suis la pour me faire du bien, pour partager les pas d’un homme qui tente de comprendre ce qu’est vraiment le bonheur, l’amour, la confiance en soi…

Durant ces années, j’ai rencontré des gens, certain sont toujours la et d’autres ont décidé de voguer vers d’autres horizons. Et c’est très bien ainsi.

Je me souviens de mes premiers textes publiés ici. ils étaient soit maladroits soit plus fin mais tous ont été écrit avec la même intention et la même envie de partager.

Il y a deux ans j’évoluais dans un monde qui ne me ressemblait plus , aujourd’hui je vis dans mon propre univers et je conjugue au quotidien les défis que la vie m’envoie. Je me dis que suis le seul capable de savoir de quelle manière je dois me comporter suivant les situations qui se présentent à moi. Je suis le seul à pouvoir déceler la lumière et la magie de l’instant pour chacun des moments que forment ma vie. Et que si je décide de voir du négatif, alors, je n’ai pas à m’en plaindre….

J’essaye au quotidien de ne plus juger les autres (même si certaines fois ce n’est pas vraiment facile). Je prends du recul quand je suis face à une situation stressante et trouve en moi les ressources nécessaires pour pouvoir dépasser ces moments difficiles. Je ne regarde plus les autres et ne prends personne comme exemple pour savoir quoi faire….

S’inquiéter ne sert à rien……

Comme tout le monde, il m’arrive de douter. Comme tout le monde, il y a des jours ou je me demande pourquoi continuer à croire en quelque chose qui n’est pas vérifiable, quantifiable, cartésien……Alors, comme pour me prouver que tout ce monde invisible est bien réel, la vie se charge, dans la journée, de me faire comprendre que les heures de pratiques à rester immobile tout en observant mes pensées naitre, vivre et mourir est nécessaire et m’ouvre à une perception de la vie différente de ma manière habituelle de voir les choses.

Un événement arrivant dans une journée peut être interprété soit comme un coup du sort soit comme une leçon pour le novice que je suis toujours. L’imprévu est souvent déstabilisant et me force à être ancré dans l’instant. En effet, l’imprévu me permet de suivre la vie à son juste rythme et m’ interdit de suivre le chemin que j’avais envisagé en début de journée.

Mais alors que faire ? Comment réagir à l’imprévu ? Dois je m’inquiéter ? Ou bien dois je garder la tête froide ?

Dans ces cas la je deviens pragmatique. Tel un mathématicien, j’émets des hypothèses de réactions et les solutions possibles à telle ou telle réaction que je pourrais avoir. Prenons pour exemple la perte d’un objet : Si je passe mon temps à m’inquiéter tout en me demandant ou ai je bien pu poser cet objet il résultera de cet état de l’inquiétude, de la frustration voir même de la colère envers moi même.Maintenant si au contraire je me dis que cet objet va être retrouvé et que je ne le retrouve pas je ressentirais exactement les mêmes « symptômes ».Alors je continue à regarder la situation en essayant de voir les choses sur un nouvel angle, avec une autre vision.Et si, maintenant je me dis que cet objet est perdu et que si je dois le récupérer il réapparaitra bien à un certain moment……. Facile à dire mais pas facile à faire en effet.

Toutefois, en n’émettant aucune attente sur ce qu’il peut bien se passer mais en gardant, tout de même, confiance en la vie et en la tournure des événements, j’ouvre ma perception à un sentiment nouveau à une quiétude et, doucement j’arrive à lâcher prise sur cet imprévu.Aujourd’hui était une journée riche en imprévu et en inquiétude. En ne m’abandonnant pas à l’angoisse mais plutôt en lâchant prise sur ce que je ne pouvais pas gérer, je me suis évité un moment de stress inutile.

La leçon du jour pour moi  était donc, je garde confiance et je lâche prise, la vie ne tourne pas autour de moi mais elle vit à travers moi. C’est ma manière d’envisager les choses et les différentes stratégies que je met en place qui font que l’instant que je suis entrain de vivre est le plus beau.

Action et réaction

Naturellement empathique, il peut m’arriver lors d’une journée d’être affecté par la comportement de quelqu’un.

Pas plus tard qu’aujourd’hui, au travail, j’ai été confronté au désarroi de quelqu’un face à son impuissance à trouver une solution à son problème. Cette personne se plaignait de ne pas être aidée alors que plusieurs fois, depuis plusieurs mois, elle était soutenue par toute son équipe de travail. Les uns l’aidaient, les autres l’écoutaient et certains la conseillaient bref, toujours entourée mais prise par son angoisse, elle laissait échappé, pour la énième fois la colère due à son impuissance au travers de réflexions touchant l’ensemble de l’équipe qui l’aidait jusqu’à présent.

Comme si plus rien hormis elle n’existait, elle déversait sa souffrance au travers de réflexions blessantes pour l’ensemble des gens qui l’avaient entouré jusqu’à présent. Bien que compréhensif et conscient de sa souffrance, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle commençait à pousser le bouchon un peu loin quant aux paroles qu’elle prononçait.

Que devais-je faire ? Lui répondre et alimenter son flot de colère avec des paroles piquantes lui demandant de se calmer ou bien me taire et attendre que tout cela passe ?

Profondément affecté par ses propos, et au bout d’une longue demie heure d’écoute de ses plaintes, je suis sorti du bureau pour prendre l’air et surtout faire une pause. Repensant à ce qui avait été dit et dans l’impossibilité de l’aider plus que ce que je ne le pouvais, je commençais à ressentir à l’égard de cette personne une certaine rancœur.

Comment pouvait elle renier l’aide que tous les membres de l’équipe lui apportaient au quotidien? Comment lui faire comprendre que c’était son attitude et les attentes qu’elle plaçait dans son métier qui ne demandaient qu’a changer ?

Alors au bout de quelques minutes, je repensais à tout cela et je m’aperçus que ce qui me mettait en colère n’était pas l’attitude qu’elle avait mais plutôt ma part de sensibilité qui s’était soudain réveillée et qui me rappelait que le chemin spirituel que j’avais emprunté depuis maintenant 3 ans était loin d’être terminé.

Je me suis soudain rendu compte que, face à l’inconscience de certaines personnes, j’étais, encore maintenant, révolté par leurs attitudes. Je ne pouvais comprendre qu’on puisse se révolter avec tant de violence contre soi même et, du coup, emporter les autres avec soi.

Après avoir mis le point sur mon propre mécanisme, je pris conscience que son problème ne me touchait point (en effet, elle se plaignait de son sort alors qu’elle ne mettait rien en place pour s’en sortir malgré les conseils que chaque membres de l’équipe lui avait prodigué)et que si son attitude devait me toucher, je devais prendre tout cela comme une leçon de vie. En effet, il ne sert à rien de raisonner quelqu’un qui refuse de voir la vérité en face. Et l’exemple de chacun doit servir à évoluer sur son propre chemin personnel.

Fort de cette déduction, je retourna à mon poste. Mis mes oreillettes avec une musique que j’appréciais tout particulièrement afin de baigner dans une belle harmonie.

Un peu plus tard dans l’après midi, elle se rendit compte que son attitude du matin n’était point approprié et, sans s’excuser, retourna voir chacun des membres de l’équipe afin de trouver une oreille tendue pour l’écouter ou bien pour demander un énième conseil.

Ce soir, en quittant mon poste, je me remémorais son attitude du matin et j’eus l’envie de partager cette expérience avec vous. Le conseil que la vie m’a donné aujourd’hui était donc le suivant : Avant d’ hurler sur quelqu’un afin de le faire taire, demande toi quelle est la part de toi qui se réveille et comment peux tu agir afin de ne pas être affecté la prochaine fois que cela se produira ? Les autres sont notre propre miroir et le meilleur des manuels d’enseignement.

Qui serais je sans mes pensées ?

Méditer quotidiennement revient à connaitre son propre esprit. C’est un peu comme observer la danse incessante de ses propres pensées et ramener son esprit à son aspect le plus naturel : La présence.

Mes méditations quotidiennes me montrent, jour après jour, que le chemin est encore long. Vous me direz surement mais quel chemin ? et je vous répondrais : Le mien. La méditation est pour moi un outil comme je l’expliquais dans un ancien post. Cet instant me permet de démarrer ma journée avec la quiétude nécessaire au bon déroulement de ma journée. Une fois la méditation terminée, l’esprit se trouve plus calme , pas totalement apaisé mais déjà plus  qu’avant la méditation. Durant la séance, je m’efforce de ramener l’esprit en lui même à chaque fois que je m’aperçois qu’il s’échappe de la pratique.
Ce moment entre parenthèse dans la journée me montre que je pense sans cesse aux autres bien plus qu’a moi. En effet, chaque pensées est liée à un évènement de ma journée, à une rencontre, à une supposition. Une chose est sure, elles ne me renvoient jamais à quelque chose de réel, de cartésien, de matériel.

Durant la méditation, il m’arrive de penser à ce que je vais faire de ma journée, à un moment ou bien une tache qu’il me reste à accomplir. Une tache en appelant une autre, il devient impossible de pouvoir s’arrêter de penser.

Mais alors une question me taraude l’esprit. Qui serais je sans mes pensées ? Je serais, sans nul doute plus spontané et nettement moins dans la supposition de ce qu’il peut advenir d’une action ou d’une parole à l’égard de quelqu’un. La discipline que m’impose la méditation me demande d’être au plus proche de moi même. Elle me demande de laisser aller ces pensées sans me cramponner à elles. Alors si je devais répondre à la question titre de ce post je dirais que sans mes pensées je serais certainement plus naturel et nettement plus présent dans l’instant que je ne le suis actuellement. Sans mes pensées, je serais sans aucun doute plus altruiste.

Être présent serais donc la clé de la paix intérieure ? Certainement…..

Afin d’aider celle ou celui qui tenterait de répondre à ce genre de question, je vous suggère de vous intéresser au travail de Byron Katie, qui, avec son outil, THE WORK, et grâce à une méthodologie simple vous permettra de vous apercevoir de la sournoiserie de vos pensées au quotidien. Vous pourrez trouver toutes ces informations gratuitement sur le net en cliquant sur le lien ci dessous.

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Un jour, une amie proche m’avait conseillé de toujours m’ intéresser aux outils gratuit car ils étaient bien souvent plus efficace qu’une méthode payante. Je me permet donc de partager avec vous ce petit conseil qui vous épargnera de dépenser des sommes folles pour un résultat qui ne sera probablement pas à la hauteur de vos attentes…..