S’inquiéter ne sert à rien……

Comme tout le monde, il m’arrive de douter. Comme tout le monde, il y a des jours ou je me demande pourquoi continuer à croire en quelque chose qui n’est pas vérifiable, quantifiable, cartésien……Alors, comme pour me prouver que tout ce monde invisible est bien réel, la vie se charge, dans la journée, de me faire comprendre que les heures de pratiques à rester immobile tout en observant mes pensées naitre, vivre et mourir est nécessaire et m’ouvre à une perception de la vie différente de ma manière habituelle de voir les choses.

Un événement arrivant dans une journée peut être interprété soit comme un coup du sort soit comme une leçon pour le novice que je suis toujours. L’imprévu est souvent déstabilisant et me force à être ancré dans l’instant. En effet, l’imprévu me permet de suivre la vie à son juste rythme et m’ interdit de suivre le chemin que j’avais envisagé en début de journée.

Mais alors que faire ? Comment réagir à l’imprévu ? Dois je m’inquiéter ? Ou bien dois je garder la tête froide ?

Dans ces cas la je deviens pragmatique. Tel un mathématicien, j’émets des hypothèses de réactions et les solutions possibles à telle ou telle réaction que je pourrais avoir. Prenons pour exemple la perte d’un objet : Si je passe mon temps à m’inquiéter tout en me demandant ou ai je bien pu poser cet objet il résultera de cet état de l’inquiétude, de la frustration voir même de la colère envers moi même.Maintenant si au contraire je me dis que cet objet va être retrouvé et que je ne le retrouve pas je ressentirais exactement les mêmes « symptômes ».Alors je continue à regarder la situation en essayant de voir les choses sur un nouvel angle, avec une autre vision.Et si, maintenant je me dis que cet objet est perdu et que si je dois le récupérer il réapparaitra bien à un certain moment……. Facile à dire mais pas facile à faire en effet.

Toutefois, en n’émettant aucune attente sur ce qu’il peut bien se passer mais en gardant, tout de même, confiance en la vie et en la tournure des événements, j’ouvre ma perception à un sentiment nouveau à une quiétude et, doucement j’arrive à lâcher prise sur cet imprévu.Aujourd’hui était une journée riche en imprévu et en inquiétude. En ne m’abandonnant pas à l’angoisse mais plutôt en lâchant prise sur ce que je ne pouvais pas gérer, je me suis évité un moment de stress inutile.

La leçon du jour pour moi  était donc, je garde confiance et je lâche prise, la vie ne tourne pas autour de moi mais elle vit à travers moi. C’est ma manière d’envisager les choses et les différentes stratégies que je met en place qui font que l’instant que je suis entrain de vivre est le plus beau.

Action et réaction

Naturellement empathique, il peut m’arriver lors d’une journée d’être affecté par la comportement de quelqu’un.

Pas plus tard qu’aujourd’hui, au travail, j’ai été confronté au désarroi de quelqu’un face à son impuissance à trouver une solution à son problème. Cette personne se plaignait de ne pas être aidée alors que plusieurs fois, depuis plusieurs mois, elle était soutenue par toute son équipe de travail. Les uns l’aidaient, les autres l’écoutaient et certains la conseillaient bref, toujours entourée mais prise par son angoisse, elle laissait échappé, pour la énième fois la colère due à son impuissance au travers de réflexions touchant l’ensemble de l’équipe qui l’aidait jusqu’à présent.

Comme si plus rien hormis elle n’existait, elle déversait sa souffrance au travers de réflexions blessantes pour l’ensemble des gens qui l’avaient entouré jusqu’à présent. Bien que compréhensif et conscient de sa souffrance, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle commençait à pousser le bouchon un peu loin quant aux paroles qu’elle prononçait.

Que devais-je faire ? Lui répondre et alimenter son flot de colère avec des paroles piquantes lui demandant de se calmer ou bien me taire et attendre que tout cela passe ?

Profondément affecté par ses propos, et au bout d’une longue demie heure d’écoute de ses plaintes, je suis sorti du bureau pour prendre l’air et surtout faire une pause. Repensant à ce qui avait été dit et dans l’impossibilité de l’aider plus que ce que je ne le pouvais, je commençais à ressentir à l’égard de cette personne une certaine rancœur.

Comment pouvait elle renier l’aide que tous les membres de l’équipe lui apportaient au quotidien? Comment lui faire comprendre que c’était son attitude et les attentes qu’elle plaçait dans son métier qui ne demandaient qu’a changer ?

Alors au bout de quelques minutes, je repensais à tout cela et je m’aperçus que ce qui me mettait en colère n’était pas l’attitude qu’elle avait mais plutôt ma part de sensibilité qui s’était soudain réveillée et qui me rappelait que le chemin spirituel que j’avais emprunté depuis maintenant 3 ans était loin d’être terminé.

Je me suis soudain rendu compte que, face à l’inconscience de certaines personnes, j’étais, encore maintenant, révolté par leurs attitudes. Je ne pouvais comprendre qu’on puisse se révolter avec tant de violence contre soi même et, du coup, emporter les autres avec soi.

Après avoir mis le point sur mon propre mécanisme, je pris conscience que son problème ne me touchait point (en effet, elle se plaignait de son sort alors qu’elle ne mettait rien en place pour s’en sortir malgré les conseils que chaque membres de l’équipe lui avait prodigué)et que si son attitude devait me toucher, je devais prendre tout cela comme une leçon de vie. En effet, il ne sert à rien de raisonner quelqu’un qui refuse de voir la vérité en face. Et l’exemple de chacun doit servir à évoluer sur son propre chemin personnel.

Fort de cette déduction, je retourna à mon poste. Mis mes oreillettes avec une musique que j’appréciais tout particulièrement afin de baigner dans une belle harmonie.

Un peu plus tard dans l’après midi, elle se rendit compte que son attitude du matin n’était point approprié et, sans s’excuser, retourna voir chacun des membres de l’équipe afin de trouver une oreille tendue pour l’écouter ou bien pour demander un énième conseil.

Ce soir, en quittant mon poste, je me remémorais son attitude du matin et j’eus l’envie de partager cette expérience avec vous. Le conseil que la vie m’a donné aujourd’hui était donc le suivant : Avant d’ hurler sur quelqu’un afin de le faire taire, demande toi quelle est la part de toi qui se réveille et comment peux tu agir afin de ne pas être affecté la prochaine fois que cela se produira ? Les autres sont notre propre miroir et le meilleur des manuels d’enseignement.

Qui serais je sans mes pensées ?

Méditer quotidiennement revient à connaitre son propre esprit. C’est un peu comme observer la danse incessante de ses propres pensées et ramener son esprit à son aspect le plus naturel : La présence.

Mes méditations quotidiennes me montrent, jour après jour, que le chemin est encore long. Vous me direz surement mais quel chemin ? et je vous répondrais : Le mien. La méditation est pour moi un outil comme je l’expliquais dans un ancien post. Cet instant me permet de démarrer ma journée avec la quiétude nécessaire au bon déroulement de ma journée. Une fois la méditation terminée, l’esprit se trouve plus calme , pas totalement apaisé mais déjà plus  qu’avant la méditation. Durant la séance, je m’efforce de ramener l’esprit en lui même à chaque fois que je m’aperçois qu’il s’échappe de la pratique.
Ce moment entre parenthèse dans la journée me montre que je pense sans cesse aux autres bien plus qu’a moi. En effet, chaque pensées est liée à un évènement de ma journée, à une rencontre, à une supposition. Une chose est sure, elles ne me renvoient jamais à quelque chose de réel, de cartésien, de matériel.

Durant la méditation, il m’arrive de penser à ce que je vais faire de ma journée, à un moment ou bien une tache qu’il me reste à accomplir. Une tache en appelant une autre, il devient impossible de pouvoir s’arrêter de penser.

Mais alors une question me taraude l’esprit. Qui serais je sans mes pensées ? Je serais, sans nul doute plus spontané et nettement moins dans la supposition de ce qu’il peut advenir d’une action ou d’une parole à l’égard de quelqu’un. La discipline que m’impose la méditation me demande d’être au plus proche de moi même. Elle me demande de laisser aller ces pensées sans me cramponner à elles. Alors si je devais répondre à la question titre de ce post je dirais que sans mes pensées je serais certainement plus naturel et nettement plus présent dans l’instant que je ne le suis actuellement. Sans mes pensées, je serais sans aucun doute plus altruiste.

Être présent serais donc la clé de la paix intérieure ? Certainement…..

Afin d’aider celle ou celui qui tenterait de répondre à ce genre de question, je vous suggère de vous intéresser au travail de Byron Katie, qui, avec son outil, THE WORK, et grâce à une méthodologie simple vous permettra de vous apercevoir de la sournoiserie de vos pensées au quotidien. Vous pourrez trouver toutes ces informations gratuitement sur le net en cliquant sur le lien ci dessous.

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Un jour, une amie proche m’avait conseillé de toujours m’ intéresser aux outils gratuit car ils étaient bien souvent plus efficace qu’une méthode payante. Je me permet donc de partager avec vous ce petit conseil qui vous épargnera de dépenser des sommes folles pour un résultat qui ne sera probablement pas à la hauteur de vos attentes…..

De retour

Ca fait plusieurs mois que je n’avais pas publié d’articles sur le blog. Un déménagement, un changement de métier, quelques problèmes personnels beaucoup de joie et la vie qui court toujours plus vite. Me voila donc quelques mois après le dernier article toujours décidé à partager avec mes lecteurs des idées, des leçons de vies, et de nouvelles expériences.

J’avance doucement sur mon propre chemin personnel et j’ai choisi pour mon propre bien être de ne pas essayer de régler les problèmes d’autres personnes par le biais d’une activité de « pseudo » thérapeute ou bien à l’aide d’instruction en méditation.

Je m’explique : le processus d’éveil est propre à chacun et quelqu’un qui cherche absolument à comprendre l’éveil et donc à le vivre ne le trouvera jamais au travers des yeux d’une autre personne. L’éveil est pour moi une étape de vie comme la naissance, la mort…… Pour ma part, je me suis juste aperçu, un jour, que j’étais la cause de mon propre bonheur et, inversement, de mon propre malheur…… Ce résumé vous semble certainement très succinct et pourtant il résume tout.

Je me suis donc cru capable de pouvoir aider les gens dans leurs propres problèmes et  j’oubliais pourtant l’essentiel : Celui qui désire évoluer doit être prêt à le faire quel que soit le prix à payer. Cette démarche demande un regard juste envers soi, elle demande une implication sans faille dans le processus de compréhension de soi et aussi et surtout elle réclame une constance implacable. Vouloir se sentir mieux c’est bien mais se confronter à ses propres erreurs c’est autre chose… Les personnes que j’ai pu rencontrer en accompagnement cherchaient juste une oreille attentive ou bien un conseil mais elles n’étaient pas prêtes à mettre en danger leur confort utopique. Et puis faire payer les gens pour les accompagner n’est définitivement pas mon dada. L’éveil et le bonheur sont définitivement « gratuits » pour moi et je ne vois pas pourquoi je ferais payer quelqu’un pour qu’il goute un semblant de félicité.

Bref je me suis concentré ces derniers mois sur mon propre bonheur sans chercher à aider une autre personne que moi même. J’ai avancé malgré les embuches et les résistances que mon égo ne voulait pas lâcher. Je médite tous les matins, tout du moins j’essaye. Chaque méditation est une parenthèse dans ma vie ou seul ma propre personne et ce simple instant compte. Moi avec moi même avec, bien sur, des pensées surgissant suivant mon humeur de la journée mais toujours dans le calme avant la tempète de la journée.

Je médite le matin, au reveil. Avec ou sans musique suivant mon humeur. A partir de la la journée peut commencer tranquillement.

Je ne sais pas si vous serez nombreux a lire ce post jusqu’au bout mais peu importe. J’écris pour me faire du bien à moi d’abord….. Certains parlerons d’égoisme en disant que je ramène tout à moi mais je ne pense définitivement pas que je suis ce genre de personne. Je ne suis qu’un homme en quête de son propre bonheur, de sa propre lumière.

Méditation sur la vacuité

Préparation :

Commencez par prendre une ou deux minutes pour vous concentrer sur votre corps, pour trouver la position la plus bénéfique en veillant à ce que votre colonne vertébrale soit droite et comme étirée vers le haut, une position qui vous permette d’être attentif et éveillé sans être rigide ou tendu. Ressentez le poids de votre corps, son caractère substantiel, matériel. Soyez présent au moment et à l’endroit où vous êtes.

Laissez passer toutes les pensées alors que vous vous concentrez sur la respiration pendant que vous inhalez et exhalez à travers chaque narine, en inspirant de la lumière blanche et expirant de la fumée noire.

Motivation :

Quand l’esprit est calme et concentré, créez une motivation altruiste pour la session de méditation. Pensez que vous ne méditez pas seulement pour votre propre bien-être, paix de l’esprit ou bonne réputation, mais que vous prenez maintenant le temps de méditer et de développer la sagesse de la vacuité pour atteindre l’état d’éveil qui permet d’être bénéfique de manière extrêmement habile à tous les êtres et de les guider hors de la souffrance.

Le corps principal de la méditation :

Maintenant pensez « je », « je ». Permettez à la sensation du « je » de croître. Concentrez-vous sur le sentiment du « je » ou « moi ». Une manière de faire s’élever ce sentiment du « je » est de générer une forte émotion… par exemple, rappelez-vous un épisode dans lequel vous avez éprouvé une forte colère ou une grande peur.

Maintenant, permettez à une petite partie de votre esprit d’agir subtilement en tant qu’observateur, d’observer ce sentiment de « je ». (Cet « observateur » doit être très subtil et dissimulé, sinon ce sentiment du « je » tend à disparaître).

Comme le « je » apparaît-il ? Comme étant un avec le corps ? Comme complètement séparé du corps ? Comme étant un avec l’esprit ? Comme complètement séparé de l’esprit ? Souvent, le « je » apparaît comme quelque chose d’indépendant, de séparé du corps et de l’esprit. Cette apparence est-elle exacte et précise ? Analysons bien.

Qu’est ce « je » ? Est-il le corps ? Le corps tout entier ? Une partie du corps ? Est-il la tête ? Le cœur ? Le cerveau ? Si le « je » est l’une de ces choses, comment alors pouvons-nous dire « ma tête », ou « mon cœur », ou « mon cerveau » ou même « mon corps » ? Contemplez cela quelques instants.

Maintenant, pensez : le « je » est-il identique au corps, ou est-il le « possesseur » du corps ? Si le « je » n’est pas identique au corps, est-il complètement différent ? Si le « je » est le propriétaire du corps, cela signifie-t-il qu’il est complètement indépendant du corps ? Est-il une entité séparée ? Contemplez cela quelques instants.

Le « je » peut-il exister sans le corps ? Réfléchissez à cela. Maintenant, pensez : le « je » est-il identique à l’esprit qui perçoit, pense et expérimente, à la fois par les perceptions (à travers les cinq sens) et les conceptions (à travers la pensée) ? Le « je » est-il identique à l’esprit tout entier ? A chaque instant de l’esprit ? Si le « je » est l’esprit, quel moment de l’esprit est-il ? Quelle partie de l’esprit ? Contemplez ceci quelques instants.

Si le « je » est identique à l’esprit pourquoi disons-nous « mon esprit » ? Le « je » est-il le possesseur de l’esprit ? Est-il complètement différent de l’esprit ? Complètement indépendant de l’esprit ? Est-il une entité séparée ? Contemplez ceci quelques instants.
Le « je » peut-il exister sans l’esprit ? Réfléchissez à cela.

Le « je » n’est ni un avec le corps ni complètement séparé du corps. Le « je » n’est ni un avec l’esprit ni complètement séparé de l’esprit. Qu’est-il alors ? Comment existe-t-il ?

L’apparence du « je » comme quelque chose de complètement indépendant de l’esprit et du corps est une complète illusion. C’est une apparence complètement fausse. Et cette apparence donne naissance à toutes les perturbations mentales, à toutes les hallucinations et les actions qui en résultent. Cette apparence erronée est la racine  de notre souffrance. Cette apparence erronée est complètement trompeuse et le « je » qui semble exister de cette manière erronée n’existe pas du tout. Par conséquent, le « je » très subtil qui existe vraiment (conventionnellement) est complètement vide de cette manière erronée d’exister. Le « je » est complètement vide d’existence indépendante ou d’existence inhérente. Le « je » est une simple imputation, une simple désignation qui dépend de la base du corps et de l’esprit. Contemplez cela fortement. Une fois que vous en êtes arrivé à cette conclusion, permettez à tout votre processus de pensée de s’arrêter et concentrez-vous uniquement, en un seul point, sur cette compréhension afin de lui permettre de pénétrer dans les niveaux les plus profonds de votre esprit.

Le bavardage est l'infaillible indice de la vacuité de l'esprit.

Dédicace :

Grâce aux mérites et à l’énergie positive de méditer pour comprendre la vacuité du « je », puisse ce je, qui est une simple désignation de l’esprit, ainsi que tous les êtres, rapidement générer toutes les qualités positives de bonté et de compassion, qui sont simplement imputées par l’esprit et éliminer toutes les négativités et les voiles de l’auto-chérissement, qui sont simplement imputés par l’esprit, de nos courants de conscience. Puisse la sagesse de la vacuité éliminer toutes mes vues erronées et éradiquer complètement la racine de la souffrance de mon esprit et de ceux de tous les êtres sensibles.