Chance après chance

C'est le temps que tu as perdu pour ta rose, qui fait ta rose si importante.Comme je me plais souvent à le dire , ou plutôt à l’écrire : « Nous sommes tous les auteurs de nos propres devenirs « . Mais quelquefois nos actions ne suffisent pas pour nous faire accéder à ce que nous désirons.

On a beau tenter de pousser une porte cette dernière reste toujours fermée. On a beau appeler, convoquer, provoquer les choses…… rien n’arrive, rien ne se passe, rien ne se produit.

Pas après pas nous nous retrouvons tous un jour face à nous-même et surtout face à nos choix. Comme si la vie nous disait qu’il était l’heure de se poser les bonnes questions.

Comme si il était l’heure de nous prouver à nous même que cette chose, cette situation tant désirée était réellement celle que nous voulions profondément.

Comme si le fait de pouvoir vivre ce rêve demandait encore un peu plus de maturité avant de pouvoir être cueilli ou accueilli mais dans tous les cas savouré.

Bien souvent nous nous lassons d’attendre et notre esprit saisi vite un autre objectif en se disant que ce dernier sera certainement plus facile à atteindre.

Mais pour combien de temps encore resterons nous avec la frustration de ne pas obtenir ce que nous désirons ?

Ne serait-il pas préférable de rester avec un seul et unique objectif et continuer à avancer sur la route que la vie nous a concoctée ?

Plus l’objectif est désiré et plus la route semble longue et périlleuse.

Alors chance après chance, pas après pas, si nous semions tout au long de ce chemin des graines permettant d’ajouter une chance de plus d’arriver à notre but : Un appel, un mail, une demande.

Si la porte reste fermée c’est que ce n’est pas la bonne, si les oreilles restent sourdes c’est qu’elles ne peuvent entendre le message et si la main ne se tend pas c’est qu’il ne faut pas la saisir. Et si j’arrête d’y croire c’est que je n’y croyais pas vraiment ………Donc pourquoi me plaindre que cette situation n’ai pas pris place dans ma vie?

Et comme l’a écrit Saint-Exupéry :

« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose, qui fait ta rose si importante. »

L’adaptation

Après la phase  du changement, il y a la phase de l’adaptation.

En effet, en prenant pour exemple le papillon qui passe par l’étape de la chenille, puis du cocon, ce dernier avant de pouvoir s’envoler doit, avant toute chose, laisser sécher ses ailes.

Il en est de même pour tout un chacun. Une fois le changement effectué nous passons tous par une phase d’adaptation au nouvel environnement. Un temps dédié à l’observation, au repos aussi. Une fois le cocon percé, le papillon est épuisé il va donc de soit que ce dernier doit reprendre ses forces et l’énergie nécessaire afin de pouvoir jouir du nouvel environnement ou, du moins, de jouir de l’espace qui s’offre à lui d’une nouvelle manière.

Cette phase reste inconfortable car, à cette étape la, nous sommes en phase de découverte donc , plus sujet à foncer tête baissée pour certain ou bien enclin à rester prostré pour d’autres mais dans tous les cas certainement plus fragile.

C’est la ou le rythme apparaît.

Mais comment trouver le bon rythme ? Quel pas faire en premier ? Comment savoir si l’heure est venue de continuer à mettre des choses en place pour continuer son évolution ?

Chaque chose en son temps. Prenons donc le temps de faire une chose après l’autre. Notre esprit neuf ne peut, en effet, se concentrer que sur une chose à la fois. Reprendre un rythme effréné ne servirait à rien et rester à ne rien faire non plus d’ailleurs.

Encore une fois, l’instant prend toute sa dimension, tout son sens. Une chose après l’autre. Une action mène à une autre, un instant après un autre.

Dans cette phase d’adaptation, tous les paramètres sont à prendre en compte. Rien n’est la par hasard, tout se présente à nous en temps et en heure. Il est bon d’être pleinement ouvert aux changements afin de pouvoir prendre conscience du véritable sens de nos actions et donc de pouvoir mener chacune d’entres elles d’une juste manière sans se laisser porter par notre enthousiasme ou bien nos peurs et le manque de repères.

Si je pars donc de ce principe, l’instant est donc le métronome de cette phase. Il nous permet de trouver le juste rythme afin de ne pas gâcher tous les efforts précédemment effectués et donc de pouvoir jouir de cette phase de la même manière qu’un préparation physique et mentale à un nouveau bond vers notre propre bonheur.

Ouvrir les vannes

Ouvrir les vannes, lâcher le trop plein. Sortir la douleur que les mots ne peuvent plus exprimer. Quand le corps parle à la place des mots et que l’angoisse, le doute, la tristesse prend le dessus sur notre volonté ou notre force intérieure.

Que ça fait du bien de laisser aller notre tristesse, de laisser notre corps parler à notre place sans rien attendre, juste laisser aller le trop plein et s’alléger d’un ras le bol général. Mais pourquoi se cacher ? Pourquoi se retenir de laisser aller le mal-être ? Je me le demande…….

Les larmes sont un des langages du corps qui apparait quand notre tête désire encore tenir le coup. Le corps s’exprime avec ses propres moyens sans attendre que nous lui donnions l’autorisation de réagir à ce que nous vivons. Il se rappelle à notre bon souvenir avec les moyens qu’il possède et donc, il décide d’ouvrir les vannes comme un avertissement à une réaction qui pourrait être plus virulente si nous laissions les causes de notre mal-être grandir.

Nous vivons dans un monde qui interdit aux gens de montrer leurs sentiments. Qui jugent les personnes sur leur capacité à lutter contre eux même. L’égo prend alors toute la place et ne laisse pas d’espace à la libre expression de soi.

Ne vous êtes-vous pas surpris à ressentir de la compassion devant quelqu’un qui pleure ? A vouloir l’aider, lui donner des solutions, apaiser ses douleurs ? Pleurer serait-il en quelque sorte un appel à l’aide que notre corps ferait à notre place ? Pleurer ne permettrait-il pas de s’alléger émotionnellement comme un coureur trouverait son second souffle ? Comme une permission de respirer et de sortir de ce monde fait de stratégie et de performance…….

Lutter contre ses sentiments, contre son ressenti ne sert à rien et attendre que ca passe non plus d’ailleurs. Le fait de vivre ses sentiments que ce soit par des larmes de joie ou bien de douleur permet de pouvoir évacuer un trop plein et de vivre l’instant tel qu’il nous apparait sans vouloir à tout prix l’éviter. Le vivre sans artifice, sans faux semblant. Juste tel qu’il est.

Faire comprendre

Nous nous obstinons bien des fois à faire comprendre aux gens que nous aimons qu’ils sont sur la mauvaise route. Nous essayons coute que coute de prouver la véracité de nos dires, de trouver des exemples, d’argumenter nos propos par de trop nombreuses images.

Mais cette obstination est-elle vraiment nécessaire ?

Est-elle porteuse d’enseignement ?

Est-il assez efficace de faire comprendre à tout prix ?

Pour comprendre la vérité il est bien souvent nécessaire d’aller au fond du problème. De pousser sa réflexion faussée jusqu’au bout afin de pouvoir tirer des leçons des enseignements qui resteront. Afin d’intégrer nos erreurs dans le but de ne plus les reproduire.

En effet, il est bien souvent plus efficace de donner matière à réfléchir à l’autre plutôt que de faire comprendre les choses. Cela revient à montrer la porte de sortie à l’autre sans l’ouvrir a sa place. Donner à réfléchir revient à faire comprendre à l’autre la richesse de toutes épreuves, le mécanisme de tout acte. Si l’autre ne comprend pas le mécanisme de ses pensées il ne pourra donc pas se sortir seul de la dite épreuve la prochaine fois qu’elle se représentera à lui.

La vie est l’enseignement primordial à chacun et la conscience de soi est le livre dan lequel s’inscrit chacune des étapes de notre propre évolution.

Folklore et persuasion

Allumer des bougies, réciter des mantras des heures durant, déposer du gros sel aux quatre coins d’une pièce………. Combien de fois avons nous répéter des actes sans vraiment savoir pourquoi , sans y mettre une once de nous même?

Ces actes révèlent ils un manque de confiance en soi?

Doit on répéter ce que nos aieux faisaient déjà il y a des siècles?

Quelle est la part de vérité en tout cela?

Dois je vraiment me plier à ces actions pour obtenir, avoir, croire???

Le folklore est monnaie courante dans le domaine du développement personnel. On s’attache à reproduire des actes d’une manière qui est loin d’être celle utilisée à l’origine de cette dernière. On se contente d’appliquer , de répéter les grandes lignes de ces techniques dans le seul but d’obtenir une récompense sans vraiment y mettre quelque chose d’unique.

De ce folklore nait bien trop souvent des dérives, des pseudo-formations, des gourous……du profit. Et a force de croire a la nécessité de ces actes, on boycotte sa propre réussite. « Si cela n’a pas marché c est juste parce qu’il fallait faire comme cela plutôt que comme ceci »………. Arrangement et persuasion………Voila la vrai raison. On se l’arrange, on brode autour, croyant que ce n’est pas de notre faute, que ce n’est pas nous qui avons provoqué les faits. Alors on se raccroche à un tirage de carte, à une diseuse de bonne aventure ou encore au va et vient d’un pendule pour garder espoir à propos d’un futur plus serein, au sujet de nouvelles découvertes. On achète des méthodes, on suit des cours, on se persuade que notre intuition est la bonne et que cette manière d’envisager le futur est la meilleure, la véritable.

Ce qui est vrai est gratuit, sans contre partie, sans attente si ce n’est son propre bonheur. Ne répétez pas ce qui a déjà était fait. Créez votre propre folklore en usant de votre propre enseignement, de la force de vie. Composez votre propre histoire, écrivez vos propres grimoires, dessinez votre instant présent avec conscience, force, en étant debout, fier de ce que vous êtes, avancez sur votre propre chemin. Rien ni personne d’autre que vous n’est capable de dire ce qui est bon pour vous et ce qui ne l’est pas. Soyez persuadé que vous êtes ici et maintenant au bon endroit et au bon moment. Agissez avec conscience sans projection, sans attente et en gardant vos yeux grands ouverts.