Recevoir pour transmettre

Nous cherchons tous chez l’autre un reflet de notre véritable nature. Les sentiments d’amour sincère et de compassion sont des vertus qui, bien que profondément enracinés en chacun d’entre nous, restent difficile à comprendre et à transmettre.

Mais alors est-il nécessaire d’avoir reçu un tel sentiment pour pouvoir le transmettre à quelqu’un d’autre?

L’être n’ayant jamais décelé l’amour au travers des actes de quelqu’un est-il capable de le retranscrire et donc de le transmettre à son tour ?

De part le fait que nous sommes tous le fruit de l’amour entre deux personnes il est inconcevable de pouvoir penser que nous ne connaissons pas l’amour. Car en fait nous le sommes.

En effet, le fruit ne vient-il pas de l’arbre? Ce fruit porte encore en lui une part de l’arbre qui l’a vu grandir. Les pépins du fruit sont bien la preuve que grâce à son propre fruit cet arbre peut repousser……….

Cette métaphore symbolise à merveille le fait que nous sommes tous porteurs d’Amour, de part le sentiment ayant uni nos parents et notre propre conception ici-bas. Nos parents seraient donc, dans ce cas la, semblable à un arbre et nous en serions donc le fruit. Notre cœur en est la graine.

Il n’y a pas de pire agonie que de garder en soi une histoire jamais racontée.

Mais alors, si nous sommes tous porteurs d’amour, comment transmettre aux autres ce sentiment si nous ne l’avons jamais expérimenté jusqu’à présent?

Si l’amour est notre propre nature il va de soi que, pour pouvoir le transmettre il nous faut être  sans artifice, sans jugement, sans besoin de comparaison, sans manifestation de notre propre égo. Sans attendre en retour un signe de compréhension de l’autre. Si l’amour est notre véritable nature il se doit de ne pas être mesuré, voir même réfléchi. Il se doit de devenir aussi naturel que notre propre respiration. Sans réflexion et sans préméditation. Sans attentes d’aucune sorte. Car il est la manifestation de notre présence sur Terre. Sans lui nous n’existerions pas.

Mais alors si je ne dois rien attendre de l’autre à travers chacun de mes actes d’amour, à quoi sert-il d’aimer ?

En aimant l’autre, n’aimes-tu pas la sensation qui naît en toi ? Ce sentiment la ne te remplit-il pas au point de ne plus sentir tes pieds te poser à terre ? Cet extase n’est-il pas suffisant à ton propre bonheur ?  Ne dit-on pas qu’aimer l’autre c’est le laisser libre de ses actes ?

Aimer l’autre est semblable à déposer une plume dans le creux de sa main tout en laissant cette dernière ouverte. Nous restons conscient que cette plume peut s’envoler à n’importe quel moment alors, nous profitons de chacun de ses mouvements.

L’amour est dans l’instant présent. Si nous le transposons dans une relation passé il devient regret. Si nous le conjuguons au futur il devient projection.

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Apparence et essence de l’esprit

Dans notre monde moderne nous associons l’esprit à nos pensées ou bien nos émotions. En effet, ces derniers sont les seules manifestations de l’esprit que nous connaissons . D’ou notre implication dans ces dernières.

Toutefois les pensées et les émotions ne sont pas l’esprit lui même car l’esprit à deux visages : L’aspect ou apparence de l’esprit ET l’essence de l’esprit. Si je devais trouver une comparaison afin d’expliquer mes propos je dirais que l’apparence de l’esprit est semblable aux rayons du soleil alors que l’essence serait le soleil lui-même.

En réalisant cela, tout prend une autre tournure. Notre vie et le regard que nous portons sur cette dernière s’en trouvent modifiés.

Nous disons bien que de notre esprit naît toute chose, que cette dernière soit « bonne » ou « mauvaise ». Que cette création soit souffrance ou bien joie.

Quand nous tournons notre esprit vers l’extérieur, en dehors de ceux que nous sommes et, lorsque nous essayons d’élaborer des stratégies sur nos suppositions, à savoir ce que l’autre pense, nous nous rendons compte que nos projections, nos idéaux, nos films mentaux ne peuvent nous apporter que souffrances et désillusions car ils ne sont que des créations de notre propre mental sans prendre en compte le vécu, les intentions de l’autre.

De ce fait, nous pensons que l’autre pense la même chose que nous même. Nous croyons que l’autre est soumis à la même « stratégie » sans prendre en compte son vécu dans sa globalité.

Toutes ces créations de l’esprit ne sont que des histoires dont nous sommes nous-mêmes les auteurs . Elles ne sont qu’apparences de l’esprit.

Et si maintenant nous tournions notre esprit vers notre propre intérieur, nous arriverions à déceler la véritable nature de notre esprit.

En effet, nous cherchons toujours à trouver des réponses à l’extérieur de nous même au travers de la reconnaissance de nos proches, d’un dirigeant, d’un ami, d’un amant alors que toutes les réponses que nous serions susceptibles de trouver ne seraient qu’illusions ou bien confusions car soumises à notre propre interprétation au travers des actes ou des dires de l’autre.

En ramenant l’esprit en lui-même, nous reconnaissons notre propre existence et remplissons le vide que nous cherchions à combler au travers du regard de chacun ou bien le manque d’un parent, d’un ami.

Au travers de ce manque ou bien de ce vide que nous pouvons ressentir , il est bel et bien question de la place que nous avons tous laissé en tentant de trouver des réponses à l’extérieur de nous même. Pour faire plus synthétique nous nous manquons à nous même.

Regardons nous objectivement, nous parlons nous faisons à tout bout de champ mais nous n’avons aucune idée de CELUI qui fait ou bien de CELUI qui parle…… Nous sommes toujours dans l’action et nous émettons des stratégies sur ce qui pourra bien se passer sans avoir conscience de ce que nous sommes en train de faire à l’instant. Ici et maintenant.

OK mais comment tourner notre esprit vers l’intérieur ? La est la question …..

Tout simplement en reconnaissant notre capacité et la façon que nous avons de tourner notre esprit vers l’extérieur nous permettons à ce dernier de regagner sa demeure et reprenons conscience de la force de l’instant présent. Sans projections, sans stratégies. Et croyez moi c’est déjà un bon début :-). ….Avoir conscience.

En sachant comment être , ou plutôt en nous donnant la capacité d’être ,nous prendrons conscience de tout cela.

Reconnaître sa véritable nature revient à voler au dessus des nuages que sont nos pensées ou bien nos émotions. Alors tachez de reconnaître l’extraordinaire dans l’ordinaire en faisant de cet instant le plus merveilleux.

L’esprit et le cœur

Comment arriver à connecter son esprit à son cœur? Quel est le lien entre eux ? Comment faire pour se relier à ce qui est tout en étant conscient de celui que je suis ? Comment ne pas m’oublier dans ce que je donne aux autres tout en gardant ma propre singularité ?

Larges et vastes questions que celles-ci. Tu dis aimer les autres, te connecter à eux par ton empathie mais à quels moments te connectes-tu à celui que tu es vraiment? Tu dis aider les autres mais toi qui t’aides? L’esprit et le cœur sont indissociables l’un de l’autre. Si l’un va mal, l’autre souffre aussi. Si l’un est aligné avec ses plus profondes aspirations l’autre le sera aussi. N’oublie pas que de ce mélange découle ta vie. Que ce lien n’est pas fictif comme la plupart des gens le pensent. Qu’il est bel et bien présent dans chacun des actes que tu fais, dans chacunes des décisions que tu prends.

Penser que l’un peut vivre sans l’autre est une hérésie. Croire que tu ne peux vivre qu’en laissant parler ton cœur ou bien en laissant croitre ton esprit est faux. La vie est faites pour relier ces deux aspects de ta personnalité. La vie t’aide à trouver le chemin qui relie l’un à l’autre en expérimentant des manières de faire, des façons de penser. En trouvant le juste milieu entre la compagnie des autres et ta solitude.

Nourrir un seul de ces deux aspects est dangereux. Car soit tu t’oublies dans la vie de l’autre, soit tu te coupes de tout partage, de tout échange. Le sentiment de plénitude ne peut apparaitre qu’en trouvant la manière, ta manière d’être au milieu de tout cela. Ne cherches pas chez les autres ce que tu n’as pas encore trouvé chez toi. Et si je ne devais te donner qu’un seul conseil alors je te dirais que l’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit et le cœur grandit par ce qu’il donne.

Constance ou obstination

Tout est une question d’énergie. L’énergie que nous mettons dans chacun de nos actes nous oblige à faire preuve de constance. Mais cette constance peut vite basculer en obstination si nous ne sommes pas ou plus vigilant sur les intentions que nous plaçons dans chacun de nos pas.

La constance implique de ne pas se projeter dans un futur plus ou moins proche. De rester centré sur l’instant présent. L’obstination cherche à atteindre un but. La constance vise un cap. C’est une boussole. Nul besoin de projection si nous profitons de l’instant et donc si nous restons les yeux grands ouverts et prêt à recevoir les cadeaux qui se présentent à nous.

En partant du principe que la constance est un cap, il est donc fort possible d’être dévié de ce dernier un temps mais nous retrouverons bientôt la route à suivre.

Toutefois, dans certains cas, l’obstination ne peut-elle pas devenir un moteur ? Est-elle vraiment un frein ou bien peut elle devenir un tremplin ?

L’obstination peut aussi servir de carburant à une action. Toutefois il faut garder en mémoire que la constance reste le véhicule menant à notre propre félicité. L’obstination devient alors un outil servant à se défaire d’une situation difficile et que nous pouvons utiliser un temps. En se servant de l’obstination comme d’un objet et en la laissant tomber quand cette dernière ne devient plus nécessaire, nous gardons notre horizon dégagé et pouvons nous réinstaller dans la tranquillité liée à la constance.

Quand l’obstination fonce et s’épuise la constance avance et se nourrit.

Solitude ou isolement

Nos vies sont rythmées par les rencontres, les amitiés, les amours. Nous recherchons chez l’autre un alter égo, une écoute, une compréhension. Et quand vient l’heure de la solitude, nous sommes bien nombreux à ressentir un vide intérieur, ou bien, trop dégouté par les fausses promesses, nous nous terrons dans l’isolement. Comme si l’autre manquait à nos vies ou que nous ne voulions plus affronter nos semblables.

La solitude est-elle un échappatoire au vacarme de l’extérieur et si c’est le cas pourquoi ?

L’isolement est-il une solution en soi ?

Nous confondons bien souvent ces deux notions. La solitude ou bien l’isolement, ces deux états s’entrechoquent et se confondent bien souvent. Nous pensons bien dès fois que la solitude est subie et l’isolement choisi. Il n’en est rien. Être solitaire c’est ouvrir la porte du dialogue avec soi et, inversement, l’isolement se résume à renoncer au dialogue avec l’autre.

Dans l’isolement nous arrêtons d’apprendre, de comprendre. Dans la solitude, nous apprenons à nous comprendre. La solitude induit certes un repli sur soi mais pas au détriment de l’autre. L’isolement, quant à lui, se choisit inconsciemment. Il revient à renoncer à s’ouvrir et à se morfondre dans ses enseignements.

Alors, certains diront que l’isolement n’est pas choisi. Tout est une question de point de vue, de ressenti, de vision des choses. C’est en apprenant à voir les choses différemment que nous nous permettons d’être heureux. C’est en observant une autre face du cube que représente la vie que nous apprenons toujours un peu plus sur Soi.